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10 mai 2006

Infortunée Bolivie

Ainsi donc, la « nationalisation » des hydrocarbures décrétée symboliquement le 1er mai par le président bolivien, Evo Morales, constituerait « un jour historique pour que la Bolivie reprenne le contrôle absolu de ses ressources naturelles ». Désormais, les compagnies pétrolières devront remettre toute leur production à l'État, et celles qui ne sont pas d'accord devront abandonner le pays dans les six mois. Un futile enthousiasme fait oublier à beaucoup que la Bolivie est un pays ruiné, très pauvre, qui vit de l'aide extérieure et qui sera bientôt acculé. Morales - contrairement à ce que laisse entendre la propagande de gauche à travers le monde - n'a pas récupéré la propriété du pétrole et du gaz bolivien, pour la simple et bonne raison que ces matières premières furent toujours la propriété de l'État. En effet, selon la constitution bolivienne, les gisements d'hydrocarbures appartiennent au domaine inaliénable et imprescriptible de l'État. Aucune concession ou contrat ne peut organiser le transfert de propriété de ces gisements. Le droit d'exploitation des champs de pétrole et de gaz ainsi que la commercialisation est exercé par l'État via l'organisme public Yacimientos Petrolíferos Fiscales Bolivianos (YPFB). Ce qu'a fait Morales a été de s'emparer de toute la production, des immeubles et des installations des compagnies pétrolières. Il n'a pas essayé d'exproprier, car la Bolivie ne dispose pas des moyens pour indemniser les entreprises. Il a simplement rompu unilatéralement les contrats établis, s'est approprié par la force les biens d'autrui et a violé la loi bolivienne sur les hydrocarbures.

Les réformes économiques de 1996-1997, erronément appelées « privatisations », créaient un cadre juridique attractif pour les investissements, ouvraient les activités de prospection et d'exploitation pétrolière et gazière au secteur privé et libéraient l'exportation et la commercialisation des hydrocarbures et de leurs dérivés. Cependant, la participation privée se limitait à des contrats de participation, limités dans le temps, avec l'YPFB. Les aires de prospection furent adjugées par des appels d'offres au niveau international. Les compagnies pétrolières avaient bien le droit de construire et d'utiliser leurs propres pipe-lines pour le transport de leur production ou celle de tiers. Mais toutes les activités étaient supervisées par l'YPFB. La loi établissait un taux d'imposition de 18% sur la valeur du pétrole et du gaz à la sortie du puit. Désormais ce taux d'imposition s'élève à 82%.

Les investisseurs se sentaient rassurés. Ils pensaient que la Bolivie respecterait les traités et les accords internationaux. Trente années étaient passées depuis la dernière nationalisation. Les entreprises privées investirent plus de 4,6 milliards de dollars dans la recherche. La croissante activité de prospection permit d'augmenter substantiellement les réserves connues du pays, qui furent multipliées par neuf, passant d'une quantité insignifiante de gaz naturel de 6 trillions de pieds cubes en 1996 à 55 trillions en 2004. Cette augmentation permit à la Bolivie de signer un contrat de fourniture de 20 ans avec le Brésil portant sur la livraison d'un total de 7 trillions de pieds cubes. Les investissements firent de la Bolivie le second producteur de gaz du continent. L'essor du gaz se répercuta dans l'augmentation du PIB, des salaires et des revenus des foyers.

Mais l'augmentation des ressources de l'État ne se traduisit pas par des investissements dans l'éducation ou l'infrastructure, mais bien dans une croissance de l'État et dans une plus grande dépendance du secteur public vis-à-vis du gaz. Telle est la triste histoire de l'Amérique latine. Elle aurait été très différente si, au lieu de la propriété étatique des hydrocarbures, héritée de la tradition juridique espagnole, la Bolivie avait hérité du système juridique anglo-saxon, qui reconnaît que « celui qui possède le sol, est également maître de tout ce qui se trouve au-dessus et en dessous, depuis le ciel jusqu'à l'enfer ». Aux États-Unis, la propriété privée du sous-sol stimula l'investissement et l'innovation technologique, transformant l'activité pétrolière en une immense source de richesse pour les gens. La spoliation des compagnies pétrolières est une tragédie pour la Bolivie. Dans 20 ans, on aura oublié la « patriotique» et « solidaire » décision d'Evo Morales, mais les Boliviens se demanderont pourquoi ils se sont appauvris, pourquoi l'activité pétrolière s'est atrophiée, pourquoi ils n'obtiennent plus de capital à risque pour extraire le gaz qui se trouve à 6.000 mètres et pourquoi les financiers et les investisseurs internationaux évitent leur pays comme la peste.

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Commentaires

"si l'URSS contrôlait le Sahara, l'afrique devrait importer du sable" - blague traditionnelle russe

Dans 5 ans, la bolivie importera du gaz et du pétrole !

(le vénézuela a commencé à importer du pétrole en loucedé, semble t il...)

Ecrit par : visiteur | 10 mai 2006

La Bolivie est un état souverain et Morales a été élu démocratiquement, sans trafic du scrutin comme aux USA.

Passer sous silence 400 ans d'exploitation honteuse des ressources de la bolivie par des multinationales, c'est ce qu'on appelle de l'objectivité de bac à sable.

Pour ce qui est du Sahara, l'Algérie possède une bonne partie de ce sable et des immenses ressources naturelles qu'il recouvre (or, diament, pétrole, gaz, uranium, etc...)

Et l'URSS n'a nul besoin de contrôler le Sahara puisqu'ils sont largement autosuffisants au niveau ressources énergétiques, l'Europe par contre c'est une autre histoire et le précédent Ukrainien devrait ouvrir les yeux du plus grand nombre.

Ecrit par : bolivario | 14 mai 2006

"La Bolivie est un état souverain et Morales a été élu démocratiquement..."

So what ? Est-ce que cela autorise pour autant Morales à violer la législation bolivienne, à spolier des compagnies qui avaient passé, en toute bonne foi, des contrats avec l'État bolivien ?


"...sans trafic du scrutin comme aux USA."

Mégalol.


"Passer sous silence 400 ans d'exploitation honteuse des ressources de la bolivie par des multinationales..."

C'est non seulement faux (depuis le 16e siècle, le sous-sol de la Bolivie a toujours appartenu à l'État), mais surtout du plus haut ridicule (parler de multinationales au 16e, 17e ou 18e siècle... mort de rire !)

Ecrit par : Lucilio | 14 mai 2006

scuse moi mais la traite des esclaves elle se faisait pas sur de nombreux pays et continents à l'époque que tu cites, autrement dis n'était-ce pas une entreprise multinationale dotée de ses propres règles par l'état Français, merci le code noir. Maintenant, puisque ta mauvaise fois n'a d'égale que ta cécité, fait toi plaisir, cultives toi un peu:

"Eh bien me voici, moi, Guaipuro Cuauhtémoc, descendant des peuples qui, il y a quarante mille ans, peuplaient l’Amérique. Je suis venu a la rencontre de ceux qui l’ont rencontrée il y a cinq cents ans. Voici donc que nous nous rencontrons tous : nous savons qui nous sommes et il ne nous en faut pas plus. Nous n’aurons jamais rien d’autre. Mon frère douanier européen me réclame un papier écrit avec un visa pour pouvoir découvrir ceux qui m’ont découvert avant. Mon frère usurier européen me réclame le paiement d’une dette contractée par Judas, quelqu’un, en vérité, que je n’ai jamais mandaté. Mon frère usurier européen m’explique que toute dette se paie avec des intérêts, quand bien même il faudrait pour cela vendre des êtres humains et des pays entiers, sans leur demander leur consentement. Et voilà, moi je les découvre.

Moi aussi je peux réclamer mon dû, moi aussi je peux réclamer des intérêts. Les Archives des Indes font état, avec force papiers, force reçus et force signatures, de ce que, entre les seules années 1503 et 1660, sont arrivés à San Lûcar de Barrameda [Espagne], 185 mille kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent, en provenance d’Amérique. Pillage ? Ça ne me viendrait pas à l’idée Ce serait penser que nos frères chrétiens ne respectent pas leur septième commandement.
Spoliation ? Dieu me garde d’aller imaginer que les Européens, à l’image de Caïn, tuent puis dissimulent le sang de leur frère !
Génocide ? Ce serait là accorder du crédit à des calomniateurs comme Bartolomé de Las Casas, et tous ceux qui ont qualifié la rencontre de “destruction des Indes”, ou à des extrémistes comme le docteur Arturo Pietri, qui affirme que l’essor du capitalisme et de la civilisation européenne actuelle est le fruit de l’inondation en métaux précieux que vous, mes frères européens, avez arrachés des mains de ceux qui, en Amérique, sont aussi mes frères !
Non ! Ces 185 mille kilos d’or et ces 16 millions de kilos d’argent doivent être considérés comme le premier d’entre les divers prêts à l’amiable consentis par l’Amérique en faveur du développement de l’Europe. Penser le contraire reviendrait à établir l’existence de crimes de guerre, ce qui ouvrirait un droit, non seulement à exiger le remboursement immédiat, mais même à une indemnisation pour dommages et préjudices.
Moi, Guaipuro Cuauhtémoc, je préfère croire en l’hypothèse la moins offensante à l’égard de mes frères européens. Des exportations de capitaux aussi fabuleuses n’ont été rien d’autre que la mise en place d’un plan Marshall-tezuma pour garantir la reconstruction de la barbare Europe ruinée par ses guerres déplorables contre les musulmans cultivés, défenseurs de l’algèbre, de l’architecture, du bain quotidien et autres apports supérieurs de la civilisation.
Voila pourquoi, passé ce cinquième centenaire du “Prêt”, nous sommes en droit de nous poser des questions : nos frères européens ont-ils fait une utilisation rationnelle, responsable, ou tout au moins productive des ressources si généreusement avancées par le Fonds indo-américain international ?
Nous sommes au regret de répondre non. Du point de vue stratégique, ils les ont dilapidées en batailles de Lépante, Invincibles Armadas, troisièmes Reichs et autres formes d’extermination mutuelle, pour être au bout du compte, sous l’occupation des troupes gringos de l’OTAN, comme le Panama (mais sans le canal). Du point de vue financier, au bout d’un moratoire de 500 ans, ils se sont montrés tout aussi incapables de régler capital et intérêts que de se passer des rentes monétaires, des matières premières et de l’énergie bon marché en provenance du tiers-monde.
L’affirmation de Milton Friedman, selon laquelle une économie assistée ne pourra jamais fonctionner, vient corroborer ce tableau déplorable et nous oblige à leur réclamer, pour leur propre bien, le paiement du capital et des intérêts, paiement que nous avons si généreusement repoussé de siècle en siècle.
Ceci dit, il est bien clair que nous ne nous abaisserons pas à réclamer à nos frères européens les taux flottants odieux et cruels de 20 % et jusqu’à 30 % que nos frères européens font payer aux peuples du tiers-monde. Nous nous limiterons à exiger la restitution des métaux précieux avancés, plus un modique intérêt fixe de 10 % par an, intérêt composé sur les 300 dernières années.
Sur cette base, et en application de la formule européenne de l’intérêt composé, nous informons nos découvreurs qu’ils ne nous doivent, au titre d’un premier paiement de leur dette, qu’une quantité de 185 mille kilos d’or et 16 millions de kilos d’argent, chacune d’elle élevée à la puissance 300. C’est-à-dire un nombre qui, s’il fallait l’exprimer, ferait appel à plus de trois cents chiffres et dont le poids dépasserait largement celui de la terre. Comme elles pèsent ces masses d’or et d’argent ! Que pèseraient-elles si on calculait leur équivalent en sang ? Alléguer que l’Europe en un demi-millénaire n’est pas parvenue à générer des richesses suffisantes pour régler ce modique intérêt reviendrait à admettre son échec financier absolu et/ou l’irrationalité démentielle des présupposés du capitalisme !
Il est vrai que nous ne nous soucions pas, nous Indo-Américains, de telles questions métaphysiques. Mais, ça oui, nous exigeons la signature immédiate d’une lettre d’intention qui impose une discipline aux peuples endettés du vieux continent et les oblige à remplir leur engagement par une privatisation ou une reconversion rapide de l’Europe, afin que cette Europe nous soit livrée toute entière au titre du premier règlement d’une dette historique.

Les pessimistes du vieux monde disent que leur civilisation est en pleine banqueroute et que cela les empêche de remplir leurs engagements financiers ou moraux. Si tel était le cas, nous nous contenterions de recevoir en paiement la balle avec laquelle ils ont tué le poète. Mais ce ne sera pas pos­sible : cette balle est le cœur de l’Europe !"

Ecrit par : bolivario | 14 mai 2006

"...la traite des esclaves..."

Tu mélanges beaucoup de choses, qui n'ont strictement rien à voir avec la situation bolivienne : la traite des esclaves n'a jamais concerné la Bolivie.

Sinon, non, la traite des esclaves n'a, non plus, rien à voir avec l'activité des multinationales : une multinationale est une société qui dispose de centre de production, d'exploitation, de commercialisation et des réseaux de distriburion à travers le monde ; la traite des esclaves relèvait, quant à elle, du simple commerce international (par exemple, un armateur de Saint-Malo, affrêtait un navire chargé de babioles qui étaient revendues sur la côte d'Afrique occidentale contre des esclaves, eux-mêmes revendus dans les Antilles contre du sucre ou du rhum, et le navire revenait au port français).

Quant à la "dette" européenne vis-à-vis des Indiens d'Amérique, laisse nous pisser de rire : ceux-ci la rembourseront quand les descendants des Romains rembourseront la leur aux descendants des Celtes, après qu'ils aient été remboursés eux-mêmes par les descendants des Grecs anciens, ces derniers ayant, bien sûr, été remboursés par les descendants des Perses, à savoir, les Iraniens.

Ecrit par : Lucilio | 14 mai 2006

Bien dit Lucilio.

C'est course à l'échalotte des "origines" (ou plutôt du péché originel) est complètement absurde.

C'est l'éternelle victimisation, rehaussée et modernisée à la sauce "alter".

Et cela permet de noyer le poisson.

Le débat ce n'est pas 1492, les méchants conquistadors et les gentils indiens, l'homme de cromagnon ou le fait que le diplodocus en son temps était un beau salopard qui bouffait les arbres. Le débat c'est maintenant, c'est aujourd'hui.

Ecrit par : chris | 15 mai 2006

"C'est l'éternelle victimisation, rehaussée et modernisée à la sauce "alter"."

Tout à fait. Mais surtout cela dénote le niveau d'inculture crasse des personnes qui s'imaginent encore au 21e siècle que la richesse d'un pays réside dans les métaux précieux enfouis dans le sol. Ce qui a fait la richesse de l'Europe, des États-Unis, du Japon, de la Corée du Nord, du Chili, etc., ce n'est pas l'or mais leur productivité sans cesse croissante. Pour preuve, au 19 siècle, l'Espagne qui avait pompé des tonnes d'or et d'argent du Nouveau Monde était le pays le plus arriéré d'Europe occidentale, alors que les pays les plus riches et développés étaient ceux qui produisaient le plus : Grande-Bretagne, Pays-Bas, Belgique, etc. Autre preuve, en deux siècles d'indépendance, les anciennes colonies espagnoles (Mexique, Colombie, Pérou, Brésil, Chili, etc.) ont tiré plus d'or, d'argent, de métaux de valeur, de pierres précieuses du sol que du temps de la Colonie. Pour quel bénéfice ? Nada, nibe, que dalle, zéro... L'Amérique latine n'est pas pauvre parce que quelques centaines de tonnes d'or ou quelques milliers de tonnes d'argent ont traversé l'Atlantique, mais bien parce que la productivité des travailleurs latino-américains est une des plus faibles au monde. Non pas parce que les Latinos soient plus paresseux qu'ailleurs, mais simplement parce que leur système économique et politique, complètement étatisé, empêche le développement économique. Le Chili, qui depuis 20 ans a libéralisé son économie et s'est ouvert à la globalisation, montre clairement aux autres pays latino-américains quelle est la voie du développement et de la justice sociale.

Ecrit par : Lucilio | 15 mai 2006

Trop bon ca quand meme je trouve:

"So what ? Est-ce que cela autorise pour autant Morales à violer la législation bolivienne, à spolier des compagnies qui avaient passé, en toute bonne foi, des contrats avec l'État bolivien ?"


Si tu connais la Bolivie et que tu respectes la dignité humaine, alors peut etre, tu peux comprendre pourquoi aujourd'hui on ne peut plus laisser un pays crever comme ca.
Toute cette misère doit cesser, et vite, et si le seul moyen de trouver de l'argent commence par là...

Car il est sur que que:
"Ce qui a fait la richesse de l'Europe, des États-Unis, du Japon, de la Corée du Nord, du Chili, etc., ce n'est pas l'or mais leur productivité sans cesse croissante"

Les pauvres compagnies, je vais les plaindre tiens ! (t'as des interêts dans ces compagnies? Tu as l'air de bien les aimer je trouve.. c'est bien, défend les! )

Le problème c'est que quand t'as ni à bouffer, pas d'electricité, pas d'eau, pas de soins et que tu dois bosser dès tes 10 ans pour faire vivre ta famille ...
Tu t'en fous de l'éducation qui te permet de devenir un membre actif du chainon productif... (j'essaie d'ecrire comme un arrogant cultivé mais c'est dur).

tu fais quoi... ce que tu peux..
Je cois qu'ils font ce qu'ils peuvent c'est tout...

Point de vue plus dur à défendre que le tient mais au moins il est peut etre plus réaliste...

En tous cas bel performance sur le plan de l'étalage culturel, les références économiques ou historiques blablabla...

Je trouve honteux ton point de vue meme si sur le plan économique pur il est plutot objectif et vrai.

A bon entendeur.

Ecrit par : Quelle est la suite? | 17 mai 2006

"...on ne peut plus laisser un pays crever comme ca."

Qui est ce "on" ? Quant à faire crever ce pays, Morales s'en chargera tout seul, comme un grand, en employant les recettes socialistes qui ont si bien marché au 20e siècle dans les ex-pays soviétiques et qui font actuellement de la Corée du Nord et de Cuba des paradis sur Terre.


"Toute cette misère doit cesser, et vite, et si le seul moyen de trouver de l'argent commence par là..."

Justement non, la croissance économique et la fin de la misère ne se fera pas par le biais de la socialisation de l'économie. L'exemple du Chili voisin montre pourtant clairement la voie : la libéralisation de l'économie et l'ouverture à la globalisation est la seule à même de permettre la croissance économique et la réduction de la misère, ainsi que des inégalités. Mais il n'y a pas que le Chili, compte également la Corée du Sud, Hong-Kong, Taiwan, l'Irlande, l'Estonie, la Chine, l'Inde, etc... Quand on compare les indicateurs de développement humain du PNUD et ceux de l'Heritage Foundation concernant la liberté économique, on observe que les pays du Tiers-monde qui ont le plus et le plus rapidement réduit leur taux de pauvreté sont justement ceux qui ont le plus libéralisé leur économie et se sont le plus ouverts à la globalisation.


"Les pauvres compagnies, je vais les plaindre tiens !"

Ben tiens ! On espère simplement qu'à l'avenir tu éviteras de verser d'hypocrites larmes de crocodile sur le sort des Boliviens qui dans quelques années croupiront dans une merde encore plus profonde parce que plus aucune compagnies ne viendra investir dans ce pays où la loi et les contrats ne sont pas respectés.


"...t'as des interêts dans ces compagnies?"

Typique ! Quand un gauchiste n'a rien à dire, il nous sort un argument ad hominem. Sache, petit malin, qu'une des principales entreprises spoliées par Evo Morales est Petrobras, la compagnie PUBLIQUE brésilienne. Ce qui fait que ce sont tous les Brésiliens que se font voler comme au coin d'un bois par Morales. Et qu'est-ce qui va se passer maintenant au Brésil ? L'État brésilien devra éponger les pertes de Petrobras en y injectant plus d'argent. Argent qui aurait pu être utilisé ailleurs : lutte contre la pauvreté, éducation, etc. Conclusion, Morales a volé les plus pauvres des Brésiliens. Cool, sympa et solidaire, le mec.


"Le problème c'est que quand t'as ni à bouffer, pas d'electricité, pas d'eau, pas de soins et que tu dois bosser dès tes 10 ans pour faire vivre ta famille ..."

Et tu t'imagines une seule seconde que le vol des biens d'autrui va améliorer le sort des Boliviens les plus pauvres ? Les expropriations, les spoliations, les "nationalisations", les vols ont déjà été faits dans les ex-pays soviétiques. Résultat ? Nibe, nada, rien, que dalle, nothing...


"Tu t'en fous de l'éducation..."

Bien sûr que non ! Mais je suis d'avis que l'éducation doit être privée, car elle coûte moins cher et est de meilleure qualité. Comme c'est de plus en plus le cas dans les pays du Tiers-Monde où les pauvres préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles privées :

http://www.cato.org/research/articles/tooley-050901.html


"...j'essaie d'ecrire comme un arrogant cultivé..."

C'est sûr que l'ignorance est un signe d'humilité. Mégalol.


"En tous cas bel performance sur le plan de l'étalage culturel, les références économiques ou historiques blablabla..."

C'est sûr que les gauchistes préfèrent en rester à l'argumentation basique : libéralisme = caca ; socialisme = paradis ; globalisation = fascisme ; nationalisation = nirvana ; etc.


"Je trouve honteux ton point de vue meme si sur le plan économique pur il est plutot objectif et vrai."

Traduction : "Je n'ai aucun argument à t'opposer, d'ailleurs, tu a même raison, mais comme tu n'est pas de gauche, tu as quand même tort, et en plus t'es une sous-merde".

Ecrit par : Lucilio | 17 mai 2006

On s'en fout de tes arguments à la noix lucillo, occupes toi de tes affaires mirobolantes et laisse les états d'Amérique Latine régler leurs problèmes comme bon leur semble.

L'autre alternative, tu cesses de causer et tu t'engages dans les "marines" pour aller bouffer du Chavez et du Morales, mais attention tu risques aussi d'en prendre plein ta petite poire.

Take care

Ecrit par : vive.vive | 18 mai 2006

Le gauchiste dans toute sa splendeur. On sent qu'on appuie là où ça fait mal. Isn't it ? Alors ? Plus d'arguments bidons à avancer ? Il ne te reste plus que les attaques ad hominem ?

Ecrit par : Lucilio | 18 mai 2006

Paye tes études privées quand t'es pauvre et que t'as rien à manger?


"Bien sûr que non ! Mais je suis d'avis que l'éducation doit être privée, car elle coûte moins cher et est de meilleure qualité. Comme c'est de plus en plus le cas dans les pays du Tiers-Monde où les pauvres préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles privées"

Hahahahah
Excuse mais c'est trop puissant.

"les pauvres préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles privées" EXEMPLES?

tu connais la Bolivie au fait, 65% du pays qui vit en dessous du seuil de pauvreté, ca te parle...
T'as déja vecu avec - de 1$ par jour..
Faut arreter
A part à la télé, t'as déjà vu des gens crevés de faim?


"Morales a volé les plus pauvres des Brésiliens. Cool, sympa et solidaire, le mec."
Faut mieux eviter ce genre de propos quand on sait pas de quoi on parle...
Regarde le PIB/habitant bresilien et le bolivien et tu verras qui a vraiment besoin d'aide.



au fait, t'es le meilleur Lucilio,
et cette fois ramene pas tout a droite ou a gauche.

A bientot.

Ecrit par : taretsv | 18 mai 2006

"Paye tes études privées quand t'es pauvre et que t'as rien à manger?"

Être pauvre ne signifie pas obligatoirement ne pas avoir à manger, même dans le Tiers-monde


"Excuse mais c'est trop puissant."

Ris tant que tu veux, it's a fact.


"EXEMPLES?"

http://www.cato.org/research/articles/tooley-050901.html


"..la Bolivie au fait, 65% du pays qui vit en dessous du seuil de pauvreté..."

Dans quelques années, après la désastreuse politique de Morales, ce sera 75, 80% de la population qui vivra sous le seuil de pauvreté, comme au Venezuela de Chávez où le pourcentage de personens vivant sous le seuil de pauvreté a augmenté depuis que le gorille rouge a pris le pouvoir. Depuis 1999, le nombre de pauvres n'a cessé d'augmenter au Venezuela. Avec un prix moyen du barril de pétrole à 50$ et des exportations annuelles de près d'un milliard de barrils, le Venezuela est descendu au 75e rang dans la liste du PNUD concernant le dévelopement humain, venant du 46e rang (à l'époque de l'administration de Rafael Caldera, quand le barril de pétrole coûtait 9$). L'Institut national de Statistique du Venezuela, organisme officiel, a admit que l'indice de pauvreté est passé de 42,8% au premier semestre 1999 à plus de 55% en 2005.


"Regarde le PIB/habitant bresilien et le bolivien et tu verras qui a vraiment besoin d'aide."

Est-ce que cela justifie pour autant que Morales vole les plus pauvres des Brésiliens ?

Ecrit par : Lucilio | 18 mai 2006

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