18 septembre 2006

Cycliste, sur la route porte une perruque, pas un casque !

Tel pourrait être le slogan d'une campagne qui se baserait sur les résultats d'une curieuse enquête réalisée par le psychologue Ian Walker.

C'est chargé de gadgets informatiques et électronique que Walker s'est lancé sur les routes du Royaume-Uni pour tester les circonstances qui faisaient que les automobilistes se rapprochaient de lui. Il constata ainsi que ces derniers se rapprochaient plus de lui lorsqu'il portait un casque (de quelques 8,5 cm) que lorsqu'il n'en portait pas. De fait, les deux fois où une voiture l'accrocha, il portait un casque (qu'on ne vienne pas dire que la recherche fondamentale ne comporte pas de risques). Peut-être les automobilistes considèrent-ils qu'un cycliste casqué est plus expérimenté et, inconsciemment, réduisent la marge de sécurité. Ce qui serait encore une fois un bel exemple d'une augmentation de risques qui dériverait d'une mesure qui, de manière paradoxale, tente de les réduire.

Par ailleurs, Walker a découvert que qu'il s'affublait d'une perruque aux longs cheveux, comme ceux d'une femme, les voitures s'approchait moins (de 14 cm en moyenne). Le chercheur pense tester plus tard deux hypothèses qui devraient expliquer ce phénomène : les conducteurs percevraient les femmes à vélo comme moins prévisibles que les hommes ou le manque d'habitude de voir de femmes conduire à vélo sur les routes. Hélas, ce chercheur semble avoir oublié une hypothèse : la galanterie des conducteurs britanniques.

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