07 octobre 2006
Comment renvoyer un professeur
Voilà, selon John Stossel, une tâche presque impossible dans le système d'écoles publiques de la ville de New York, à cause des réglementations protectrices. En théorie, ces réglementations ont pour objectif d'empêcher que les directeurs abusent de leur autorité en renvoyant les bons éducateurs pour les remplacer par des amis, des familiers ou d'autres personnes recommandées. Mais ces réglementations sont si détaillées que pratiquement personne ne renvoie de professeur. L'alternative trouvée est de créer des postes spéciaux, sans tâches réelles à réaliser, pour ceux qui devraient être renvoyés.
Stossel relate le cas incroyable d'un professeur qui envoyait à une élève de 16 ans des e-mails au contenu sexuel explicite. Les preuves étaient confondantes. Mais, même avec la confession du professeur, six années passèrent avant que l'école ne puisse le renvoyer. Durant toutes ces années, ce professeur ne donna aucun cours, mais il perçut bien son salaire, pour un montant total de 350.000 dollars. Sans doute s'agit-il là d'un cas extrême, mais on peut suspecter que le problème est bien plus général, plus ou moins grave. Si l'on veut rire ou pleurer, selon l'état d'âme du moment, on peut suivre, résumés sur deux pages par Stossel, tous les pas de la procédure de renvoi. Même Kafka n'aurait pu imaginer quelque chose de ce genre.
08:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Politique, École publique, New York



Commentaires
Je pense surtout à la Suisse où la même affaire est arrivée avec Hani Ramadan, prédicateur musulman et accessoirement professeur dans le cycle d'intégration des étrangers du canton de Genève (!)
Suite au tollé causé en Suisse par des déclarations de ce monsieur dans le journal Le Monde - où il fit entre autres l'apologie de la lapidation - le canton de Genève décida de le chasser. Mais ne put y parvenir.
Cela fait maintenant quelques années que M. Ramadan est "suspendu". Il n'a donc plus le droit de donner ses cours... mais continue à toucher l'intégralité de son salaire de professeur.
Dur, dur.
Il peut donc se livrer à plein temps à ses activités de prédicateur du djihad tout en étant financé par le contribuable genevois. Quelle punition!!!
Ecrit par : Stéphane | 09 octobre 2006
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