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07 novembre 2006

Le protectionnisme concentre les bénéfices et distribue les coûts

Dans un article de Walter Williams paru dans le Washington Times et intitulé « Trade charade », on trouve des données intéressantes fournies par l'Institute for International Economics :

  • Les barrières douanières et les quotas sur l'importation de sucre aux États-Unis sauvèrent 2.261 postes de travail durant les années '90. Comme conséquence de ces restrictions, les ménages moyens payèrent un excédent de 21 dollars par an pour le sucre. Le coût total pour les foyers fut de 826.000 dollars pour chaque poste sauvé.
  • Les restrictions sur le commerce de valises ont sauvé 226 postes de travail et ont coûté aux consommateurs 1,2 millions de dollars pour chaque emploi sauvé.
  • Les restrictions sur les vêtements et les textiles ont permis de conserver 168.786 emplois et coûtent près de 200.000 dollars par poste.

La question se pose, dès lors, de savoir pourquoi nombreuses sont les personnes qui non seulement ne sont pas opposées au protectionnisme, mais qui souvent l'appuient, directement ou indirectement ? Plusieurs raisons :

  • Tous, nous sommes à la fois producteurs et consommateurs. Malheureusement, nous sommes plus directement conscients de nos intérêts immédiats comme producteurs que comme consommateurs. Notre intérêt comme producteur est facile à identifier, qu'il s'agisse de gains, de salaires, de commissions, etc. Par contre notre intérêt comme consommateurs est dilué dans l'immense quantité de produits que nous achetons.
  • Les chiffres que cite Williams nous montrent que le préjudice occasionné par les restrictions commerciales, prises une par une, du protectionnisme apparaît comme minime, ce qui renforce le point antérieur. Nonobstant, si nous additionnons tous les coûts supplémentaires, le résultat est bien différent.
  • Les producteurs sont, de très loin, mieux organisés que les consommateurs. De plus, ils peuvent faire appel au pires démons du nationalisme et du patriotisme.

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