01 décembre 2006

Corruption dans le royaume de Chávez

À l'approche de l'élection présidentielle du 3 décembre, les Vénézuéliens feraient bien de comparer la rhétorique de Chávez à son comportement. En 1988, Chávez s'appuya sur l'insatisfaction populaire et fit de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Il l'emporta sur Henrique Salas Romer, ancien gouverneur de l'État de Carabobo, excellent gérant du secteur public, mais perçu comme élitiste. Huit années plus tard, les promesses de Chávez restent lettres mortes, la démocratie a été remplacée par un régime autoritaire qui muselle la presse et le système électoral est totalement sous son contrôle.

Ainsi, les machines à voter sont fournies par la compagnie Smartmatic qui aurait été corrompue pour permettre à Chávez de gagner lors des dernières élections. La direction du Conseil National Électoral est rempli de créatures de Chávez. Le registre électoral est indigne de confiance : le Venezuela compterait quelques 39.000 centenaires, ainsi que le doyen de l'Humanité, âgé de 175 ans, et des douzaines de personnes qui ont le même nom et la même date de naissance.

Grâce à une combinaison de revenus pétroliers records et une transparence gouvernementale nulle, la corruption aujourd'hui au Venezuela est la plus forte de toute son histoire, comme le montre une étude de Gustavo Coronel. Par le biais d'un nouveau et significatif endettement, Chávez a obtenu quelques 25 milliards de dollars additionnels pour les dépenser à sa guise. Ajoutés aux revenus pétroliers, le régime a disposé de 200 milliards de dollars durant ces huit dernières années. Mais dans le pays, on n'en a pas vu la couleur, ni en matières d'ouvrages publics, ni en programmes sociaux effectifs. Sur le gros de ces fonds, aucun compte n'a été rendu. En grande partie, ceux-ci ont été dilapidés ou détournés par la bureaucratie et les flibustiers qui entourent le pouvoir. Chávez a gaspillé de l'argent à l'étranger en achetant des quantités impressionnantes d'armes et en tentant d'exporter sa révolution militariste et anti-américaine, alors qu'à l'intérieur il a limité son action sociale à quelques aumônes aux pauvres et à une coûteuse propagande politique.

Depuis 2003, les dépenses extérieures ont dévoré près de 30 milliards de dollars. Le Venezuela a acheté pour 5 milliards de dollars en armement auprès de la Russie, de l'Espagne et d'autres pays, et a dépensé 20 milliards de dollars en subsides pétroliers, donations et promesses de programmes d'aide à divers pays, principalement Cuba et la Bolivie. Les efforts de Chávez pour contrarier l'influence des États-Unis en Amérique latine ont coûté également beaucoup d'argent. À partir de 2000, le Venezuela a commencé à offrir du pétrole subsidié à Cuba pour une valeur annuelle de 2,2 milliards de dollars. Enfin, la tentative frustrée d'obtenir pour le Venezuela un siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies semble avoir coûté plus d'un milliard de dollars, en promesses aux pays à qui étaient demandé l'appui.

À l'intérieur, Chávez a concentré les dépenses dans la consolidation de son pouvoir politique. Le régime a dilapidé des sommes immenses au travers de programmes de charité qui offrent l'illusion d'une amélioration, au lieu de fournir des réponses structurelles et à long terme, en éducation et santé. Dans le même temps, Chávez a abusé des fonds de la Banque Centrale, accepté des contributions illégales pour sa campagne présidentielle et octroyé des contrats sans autorisation, permettant la politisation et la détérioration de l'entreprise publique pétrolière.

La corruption au Venezuela est désormais généralisée et concerne les ministres, les magistrats du Tribunal Suprême, les directeurs du Conseil National Électoral, les gouverneurs d'État, des avocats, des militaires, des banquiers et des commerçants inféodés au régime. Au moins trois budgets parallèles existent actuellement, un formel soumis au « contrôle » d'une Assemblée Nationale entièrement composée de partisans de Chávez et deux autres contrôlés directement par l'exécutif. L'absence de transparence et de reddition de comptes, la carence de contrepoids institutionnels et la médiocrité de l'équipe gouvernementale ont permis des niveaux de corruption sans précédents.

Au final, les résultats d'une situation aussi tragique apparaissent clairement : malgré les gigantesques revenus pétroliers, le Venezuela se trouve aujourd'hui à la queue du développement en Amérique latine. C'est ainsi que les indicateurs fournis par diverses organisations internationales tels que l'indice de corruption, de liberté économique, de développement humain et de dénutrition montrent tous un pays en plein recul.

 

N.B. : sur l'héritage catastrophique de Chávez, Norman Gall a écrit une longue étude intitulée « Oil and Democracy in Venezuela », composée de deux parties : « Why Chávez? » et « The Bolivarian Revolution ».

Trackbacks

La peste rouge est sur l'Amérique Latine

Un dictateur agonise au Chili, un autre triomphe au Vénézuéla.

Ce continent n'en a pas fini de se battre contre ses propres démons. Le Vénézuéla pourrait devenir la prochaine Cuba, où la nourriture serait gratuite pour tous.

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A li...

Trackback par : Ne Cede Malis | 04 décembre 2006

Commentaires

"la démocratie a été remplacée par un régime autoritaire" je t'ai connu moins sourcilleux sur la question démocratique avec d'autres pays (le Chili notamment).
C'est ce qu'on appelle une pensée à géométrie variable, je suppose !

Ecrit par : Athalide | 01 décembre 2006

"...je t'ai connu moins sourcilleux sur la question démocratique avec d'autres pays (le Chili notamment)."

Vraiment ? Pourrais-tu retrouver quelque chose de ma plume qui étaie cette affirmation farfelue ?

Ecrit par : Lucilio | 01 décembre 2006

Relis les commentaires laissés sur mon blog concernant le coup d'état du démocrate Pinochet !

Ecrit par : Athalide | 01 décembre 2006

J'ai relu et je trouve que j'ai été tout sauf tendre avec le régime d'Allende et les activités illégales et anticonstitutionelles de son gouvernement qui amenèrent le parlement chilien à faire appel à l'armée pour empêcher l'instauration d'une dictature socialiste au Chili.

Et, entre parenthèses, personne n'a jamais qualifié Pinochet de démocrate. Surtout pas moi. Alors tu serais aimable d'éviter le procès d'intention.

Ecrit par : Lucilio | 01 décembre 2006

L'armée n'a pas empeche l'instauration d'une dictature socialiste (procès d'intention de ta part), mais elle a installé une dictature militaire (soutenu par Friedmann)...
comment se fait-il que tu sois incapable de dire clairement que Pinochet était un dictateur?

Ecrit par : carmelo | 01 décembre 2006

"L'armée n'a pas empeche l'instauration d'une dictature socialiste..."

Biens sûr que si : après la Cour Suprême - qui, le 26 mai 1973, avait adressé une énième protestation contre les violations sans cesse répétées par l'exécutif des décisions de justice des tribunaux (Allende y répondra en déclarant qu'en période de révolution, c'était au pouvoir politique de décider de l'opportunité de l'application des décisions judiciaires) -, le parlement, le 23 août 1973, dans une résolution, approuvée à 81 voix contre 47, après le rappel des innombrables violations constitutionnelles et légales du gouvernement Allende, demanda aux autorités et aux FORCES ARMÉES de mettre fin immédiatement aux situations de fait dont ils étaient fait mention.

Les documents historiques sont très clairs à ce sujet :

http://www.josepinera.com/pag/pag_tex_quiebredemoc.htm

De même que les témoignages des principaux acteurs :

- Eduardo Frei, patron de la Démocratie chrétienne qui expliqua clairement au journal espagnol ABC le 10 octobre 1973 que les militaires furent appelés par les parlementaires pour remplir une obligation légale :

http://www.josepinera.com/pag/pag_tex_hablofrei.htm

- Patricio Aylwin - premier président du Chili après la dictature - qui, dans une entrevue à la télévision espagnole le 16 septembre 1973, expliqua comment le gouvernement Allende tentait d'installer une dictature socialiste et que l'action de l'armée fut salvatrice :

http://www.youtube.com/watch?v=twVdTR8gcvI


"...comment se fait-il que tu sois incapable de dire clairement que Pinochet était un dictateur?"

Où as-tu été prendre que j'étais incapable de dire que Pinochet a été un dictateur ?

Ecrit par : Lucilio | 01 décembre 2006

Je t'entends toujours parler d'une dictature socialiste au Chili qui n'a jamais été existée(grâce à l'intervention liberatrice de l'armée, l'ouverture de prisons géantes comme dans le stade de santiago, des assassinats politiques pacificateurs), mais jamais tu ne parles de dictature concernant Pinochet...je serais ravi de lire sous ta plume la dénonciation des horreurs de Pinochet et affirmer ainsi que Friedmann a collaboré avec l'horreur....

Ecrit par : carmelo | 01 décembre 2006

Carmelo,

Où as-tu vu / lu que Friedman avait soutenu les assassinats politiques de Pinochet?

Ecrit par : Wali | 01 décembre 2006

"...dictature socialiste au Chili qui n'a jamais été existée..."

Effectivement, le gouvernement Allende n'a pas pu installer définitivement sa dictature, comme à Prague, à La Havane ou à Phnom Pen. Quelle tristesse n'est-ce pas.

Petit résumé de ce qu'était le régime Allende, repris dans la résolution votée par les 2/3 des députés chiliens le 22 août 1973 :
- le gouvernement d'Allende a gouverné par décret dans des domaines qui étaient de la compétence exclusive du parlement ;
- le gouvernement d'Allende à bafoué les prérogatives du parlement en refusant de se soumettre à son contrôle et en ignorant les motions de censure contre plusieurs de ses ministres ;
- le gouvernement d'Allende a empêché la promulgation de lois votées par le parlement ;
- le gouvernement d'Allende a harcelé la magistrature pour qu'elle se plie à sa politique, en violation de la séparation des pouvoirs et a couvert des attaques perpétrées contre des membres de la magistrature ;
- le gouvernement d'Allende a paralysé l'action du Ministère public contre des criminels activistes proches du gouvernement ;
- le gouvernement d'Allende a violé toutes les lois consacrant le principe de séparation des pouvoirs en empêchant l'application des condamnations prononcées par la justice contre des criminels activistes proches du gouvernement ;
- le gouvernement d'Allende a systématiquement violé les décisions du Contrôleur général de la République, la plus haute juridiction administrative ;
- le gouvernement d'Allende a systématiquement violé le principe d'égalité devant la loi en refusant la protection de la loi aux personnes qui n'étaient pas de son bord ;
- le gouvernement d'Allende a attenté contre la liberté d'expression (pressions économiques, fermeture illégale, emprisonnement de journalistes, appropriation partisane et violation de la prérogative du Sénat dans la nomination de la direction de la télévision publique, etc.) ;
- le gouvernement d'Allende a violé l'autonomie des universités et leur droit à disposer de canal de télévision, notamment en couvrant la prise de possession illégale et violente de ces chaînes par ses partisans ;
- le gouvernement d'Allende a attenté, par la violence, contre le droit de réunion pacifique d'opposants à son régime alors même qu'il tolérait les réunions en armes de ses partisans et les attaques de ces derniers contre l'opposition ;
- le gouvernement d'Allende a attenté contre la liberté d'enseignement en voulant, illégalement, par décret, imposer un plan éducatif marxiste ;
- le gouvernement d'Allende a violé le droit constitutionnel de propriété en couvrant plus de 1.500 occupations illégales de propriétés et en promouvant la prise de possession illégales de centaines d'entreprises et de commerces pour les réquisitionner ensuite, spoliant ainsi les propriétaires légitime au profit du gouvernement ;
- le gouvernement d'Allende a eu recours d'innombrables fois aux arrestations illégales et a autorisé que ls personnes soient soumises à la torture ;
- le gouvernement d'Allende a violé les droits de nombreux syndicats et à fait usage de la violente contre eux ;
- le gouvernement d'Allende a violé la garantie constitutionnelle qui autorise les Chiliens à sortir du pays en exigeant d'eux des conditions non requises par la loi ;
- le gouvernement d'Allende a violé la constitution (article 10 n°16) en créant ou en autorisant nombre d'organismes séditieux (Commandos communaux, Comités de surveillance, etc.) et en leur reconnaissant une autorité illégale en contradiction avec les autorités et les organismes constitutionnels ;
- le gouvernement d'Allende a brisé le cadre de l'État de droit en formant et en développement des groupes paramilitaires et en tentant d'employer les forces armées et de polices à des fins partisanes ;
- etc.

Rappelons également la programme du parti politique du parti d'Allende :

"La violence révolutionnaire est inévitable et légitime. Il est le résultat nécessaire du caractère violent et répressif de l'État-classe. Elle constitue l'unique chemin qui mène à la prise du pouvoir politique et économique et à sa défense". "Il est possible pour le gouvernement de détruire les bases du système capitaliste de production. En créant et en élargissant l'aire de 'propriété sociale' aux dépens des entreprises capitalistes et de la bourgeoisie monopolistique, nous pourrons leur quitter le pouvoir économique" ; "L'état bourgeois au Chili ne peut servir de base au socialisme, il est nécessaire de le détruire. Pour construire le socialisme, les travailleurs chiliens doivent dominer la classe moyenne pour s'emparer du pouvoir total et exproprier graduellement tout le capital privé. C'est ce qui s'appelle la dictature du prolétariat"

Cool, non, comme programme démocratique et pacifique.

Rappelons enfin qu'en trois ans de "voie chilienne vers le socialisme", le bilan des violation des droits de l'homme s'élève à une centaine de personnes assassinées, un millier blessées, 200 séquestrées, une vingtaine de journalistes torturés, etc. le tout du fait de groupes politico-militaires alliés d'Allende (par exemple, son neveu qui fut un des chefs du MIR, groupe responsable de nombreux crimes restés impunis).


"...Friedmann a collaboré avec l'horreur..."

Friedman n'a en rien collaboré à la dictature de Pinochet. Il a simplement donné cours aux Chicago Boys, ces économistes chiliens qui lanceront les réformes au Chili permettant le miracle économique qui a fait de ce pays le plus développé d'Amérique latine. À la base, Friedman a donc contribué pour une part importante au bien-être actuel des Chiliens. Surtout si l'on compare à Cuba (le modèle d'Allende), un pays qui dépassait de loin le Chili en 1959 et qui aujourd'hui se retrouve être parmi les dernier pays d'Amérique latine.

Ecrit par : Lucilio | 01 décembre 2006

Où vas tu chercher tes articles Lucilio ? Au département d'état ? :-)

Ecrit par : pierre p | 01 décembre 2006

Ce qu'il y a d'incroyable, c'est qu'on trouvera toujours quelqu'un pour dire que
- Staline n'était pas vraiment communiste ou socialiste, c'est pour ça qu'il fut un tiran, mais ce n'est pas vraiment du socialisme...
- Cuba va très bien ou mieux qu'avant la "revolucion", et que Castro est aimé de tous et chacun...
- Allende était super sympa et a été regretté de tous ...
- Pinochet était aidé par Friedman.

La propagande collectiviste fonctionnera toujours, parce qu'elle a réussi, à chaque fois, à faire passer les pires barbares et les plus gros corrompus comme des gens pétris de bonnes intentions. Moyennant quoi, on peut tout leur passer.

Chavez n'échappe pas à la règle : quand tout ceci partira en sucette générale, il se trouvera toujours quelqu'un pour le pleurer en le présentant comme le Petit Sauveur Des Pauvres.

Ce pathétique aveuglement est lassant.

Ecrit par : h16 | 02 décembre 2006

Belle capactié de débat des pro Allende:

1. "Lucillio, prouve nous que Allende était un dictateur en puissance"

2. Lucillio le prouve

3. "où tu vas chercher tes infos, au département d'Etat?"

De deux choses l'une: soit les infos de Lucillio sont fausses, et dans ce cas démontrez le. Soit elle son justes et c'est une opportunité d'apprendre qqch qu'on ne savait pas (un enrichissement de nos connaissances).

Ecrit par : Nick de Cusa | 02 décembre 2006

Lucilio, je livre l'info suivante (el universal), particulièrement chavi-comique :

"CONVENIO La marea negra que, a diario, Venezuela derrama sobre Cuba resultó insuficiente. La isla pasó factura, en dólares americanos. El gobierno de Hugo Chávez pagó.

Cuba considera que los servicios ofrecidos valen más que los 92 mil barriles de petróleo que recibe a diario por el acuerdo de cooperación firmado entre ambos gobiernos, aunque de ellos sólo paga 25% en un plazo de 15 años, a 2% de interés y con tres años de gracia, así que solicitó la cancelación, en efectivo, de 215 millones de dólares por el período comprendido entre enero y junio y de 126 millones de dólares más por el tercer trimestre de este año.

En el convenio bilateral no está previsto el pago en efectivo de los servicios prestados por los castristas. Sin embargo, Rafael Ramírez, presidente de Pdvsa y primer receptor de las exigencias cubanas, solicitó que se aprobara la solicitud, en punto de cuenta con el presidente Chávez, el cual fue autorizado con su firma"

Ecrit par : phiconvers | 04 décembre 2006

Merci de traduire, je ne comprends pas le Belge.

Ecrit par : Stéphane | 04 décembre 2006

"Merci de traduire..."

Il suffir de demander ;-)

"CONVENTION

La marée noire que, journellement, le Venezuela déverse sur Cuba s'est avérée insuffisante. L'île a passé la facture, en dollars américains. Le gouvernement de Hugo Chávez a payé. Cuba considère que les services offerts valent plus que les 92 mille barils de pétrole qu'elle reçoit journellement selon l'accord de coopération signé entre les deux gouvernements, bien qu'elle n'en paie que seulement 25% étalé sur 15 années, à 2% d'intérêt et avec trois années de tolérance. C'est ainsi que Cuba il a demandé l'annulation, en espèces, de 215 millions de dollars pour la période comprise entre janvier et juin et de 126 millions de dollars pour le troisième trimestre de cette année. Dans la convention bilatérale n'est pas prévu le paiement liquide des services rendus par les castristes. Toutefois, Rafael Ramirez, président de Pdvsa et premier récepteur des exigences cubaines, a sollicité qu'on approuve la demande, laquelle, en accord avec le président Chávez, a été autorisé."

Moralité : "El bebe que no llora, no mama" (Le bébé qui ne pleure pas, ne tète pas).

Ecrit par : Lucilio | 05 décembre 2006

A la différence des régimes "progressistes" le régime de Pinochet n'a pas ruiné le Chili, et 95 % des Chiliens ne rêvent pas de quitter leur pays par millions. Pinochet en quittant le pouvoir ne l'a pas donner "démocratiquement" à son frère (Cuba deuxième cas au monde de dynastie communiste).

Non seulement le communisme est atroce et crimminel mais il est aussi grotesque et minable, les bobards sur le paradis communiste ne trompe que les crétins.

Ecrit par : Bertrand Monvoisin | 21 avril 2008

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