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14 décembre 2006
Le Grande-Bretagne perdrait 35 milliards d'euros si elle devait rejoindre l'euro
Comme on le sait, la Grande-Bretagne, a conservé sa monnaie nationale au lieu de rejoindre la zone euro à laquelle appartiennent douze pays de l'Union européenne. Le débat est vif dans le pays pour savoir si la Grande-Bretagne doit abandonner la livre sterling et employer également la monnaie européenne. Le think tank britannique Open Europe vient de faire le calcul des coûts que supposerait une telle intégration et le résultat est d'énorme proportion : 23,5 milliards de livres ou 34,8 milliards d'euros jusqu'à 2010, rien que pour le coût de la régulation européenne. L'étude d'Open Europe observe que beaucoup des 42 mesures proposées par le Plan d'Action des Services Financiers - organisme créé en 1999 et qui a pour objectif de créer un marché commun européen - coûteront plus qu'elles n'apporteront de bénéfices.
L'étude a été réalisée en collaboration avec de nombreuses banques et entreprises financières de tous types et avec des associations tel que l'Institut des Comptables, l'Association de la Banque d'Investissement de Londres, celle des assurances britanniques ou la Corporation de Londres. Open Europe rapporte qu'au départ une grande partie de l'industrie financière britannique appuya l'idée du PASF, mais que durant les négociations au sein du Conseil de l'Union européenne beaucoup des mesures les plus importantes furent modifiées de telle façon qu'elles altérèrent voire même contredirent les objectifs initiaux. Le résultat final porte gravement préjudice à la Grande-Bretagne, malgré le fait que Londres soit le centre financier le plus important de l'Union européenne.
Michael Spencer, de l'ICAP, considère que ce serait une tragédie si la surréglementation de l'Union européenne devait s'abattre sur Londres, au moment même où la City est sur le point de dépasser New York. En effet, une partie trop importante de la législation du PASF sert plus à protéger les agents inefficients qu'à d'ouvrir réellement les marchés à la libre concurrence. De fait, selon l'économiste Alan Brown, beaucoup des autres États membres semblent être plus préoccupés de se protéger de la concurrence à l'intérieur de l'Europe que de faire face à la concurrence à niveau mondial. Malheureusement, l'étude d'Open Europe se focalise sur la Grande-Bretagne et ne dit rien des coûts supportés par les pays membres de la zone euro. Or voilà bien des informations qui eussent été utiles.
11:55 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Politique, International, Économie, Euro, Livre sterling, Grande-Bretagne



